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Récapitulatif : la gestion des connaissances

Nous sommes confrontés plus que jamais à un raz-de-marée d’information. Tous les producteurs de contenu se font un devoir de chercher, de mettre au point et d’appliquer les meilleures stratégies pour attirer l’attention du public. La même situation s’applique aux salles de classe. Auparavant, les étudiants n’avaient qu’à lire leur manuel pour connaître tout le cours et regarder la petite quantité de postes de télévision disponibles pour prendre connaissance de l’actualité. Or, aujourd’hui, la surinformation fait en sorte qu’il est facile de tomber dans la désinformation lorsqu’on ne sait pas comment gérer ce flux. Comment s’y retrouver? Comment tirer profit au maximum de cette quantité d’information?

À la lumière du cours de Gestion de connaissances (CMN5550), une nouvelle compétence me paraît comme étant essentielle à développer : la curation de données. Pour y parvenir, il faut d’abord maîtriser des habiletés qui font partie de trois types d’intelligence, soit l’intelligence personnelle, l’intelligence critique des sources et l’intelligence collective.

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Source: http://bit.ly/1SW5HZO

Du point de vue de l’intelligence personnelle, il faut, notamment, gérer son attention (prioriser les sujets et choisir les sources), interpréter correctement (produire des hypothèses et analyser des données) et gérer sa mémoire (instaurer une catégorisation utile et gérer les informations entreposées dans le nuage).

Pour être un bon curateur de données, il faut également développer un esprit critique face aux sources d’information en comparant les faits, en diversifiant les sources et en analysant leurs intentions et leur transparence.

En tant qu’acteur social compétent, il est important de comprendre le fonctionnement de l’intelligence collective afin d’y participer pleinement et de s’en servir à son plein potentiel. Le contexte dans lequel évoluent les connaissances donne lieu à une communication stigmergique. Ainsi, par l’intermédiaire d’un environnement commun, les gens transforment la mémoire collective. Par exemple, le fait que les utilisateurs de Wikipédia puissent ajouter ou corriger du contenu qui s’y trouve sans nécessairement se parler entre eux contribue à enrichir la mémoire collective. De plus, puisque la curation de données est accessible à tous, chacun a du pouvoir sur la mémoire collective. Nous devons donc prendre conscience de ce pouvoir et agir en conséquence. Selon Pierre Lévy, l’objectif ultime de la curation de donnée est l’apprentissage collaboratif.

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Source : Pierre Levy's Blog

Les connaissances vivantes se développent selon un cycle : les connaissances tacites (pratiques) sont externalisées et les connaissances explicites (théoriques) sont à leur tour internalisées. Une bonne pratique peut se théoriser et une bonne théorie peut se pratiquer. Elles passent d’un état à l’autre au fur et à mesure qu’elles évoluent grâce, entre autres, à Internet et aux plateformes qui mettent les gens en contact et qui stockent de l’information. Cependant, il ne suffit pas de mettre des gens en réseau pour qu’ils fassent de l’apprentissage collaboratif. Ceux-ci doivent posséder les compétences mentionnées précédemment (intelligence personnelle, intelligence critique des sources et intelligence collective). Une fois ces compétences maîtrisées, les gens deviennent autonomes.

Source : http://bit.ly/1RMj5B7

La mise en réseau de pairs détenant des connaissances tacites au sujet de priorités communes (un groupe de discussion sur un sujet particulier, par exemple) engendre des conversations créatives civilisées. Il n’y a pas d’à priori, les échanges sont constructifs et empreints d’entraide. Pour être efficaces et utiles au sein de cette dynamique, les pairs doivent accumuler et partager des connaissances explicitées, catégorisées et évaluées. Ils doivent ajouter à la mémoire commune tout en travaillant de manière collaborative et bottom-up.

Dans le cadre du cours de Gestion des connaissances, il nous a été demandé de participer, en quelques sortes, à la mémoire collective du groupe. En utilisant le mot-clic #UOKM, en ayant un compte Scoop.it, en partageant un groupe Facebook et en rédigeant des articles de blogues, nous avons contribué à catégoriser, à évaluer et à partager des connaissances explicites avec nos pairs. J’ai, par exemple, dû lire deux livres : Convergence Culture d’Henry Jenkins et I live in the future and here’s how it works de Nick Bilton. En rendant mes deux comptes-rendus de lecture publics sur mon blogue et en les partageant sur Twitter avec le mot-clic #UOKM, mes collègues ont pu en apprendre davantage sur le sujet sans les avoir lus.

En mettant à profit les compétences nécessaires à la curation de données et en faisant partie d’un réseau, je permets l’apprentissage collaboratif, but ultime de l’intelligence collective. Ainsi, je participe à extraire la connaissance et à en disposer de manière à ce qu’elle soit évaluée et facilement retrouvable.

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